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Le vivant est à la base même de l’outil de production

L’agriculture, est plus que toutes autres activités, concernée par la gestion de la biodiversité, c’est même sa raison d’être : le vivant est à la base même de l’outil de production.

La biodiversité en agriculture est celle des cultures et des élevages, mais aussi celle qui s’invite au milieu de nos espèces domestiques. Et celle-ci peut être la bienvenue ou au contraire indésirable selon que son action est bénéfique voir indispensable ou nuisible.

Elle comprend bien sûr les variétés végétales et les races d’animaux utilisées.

Le sol : Premier échelon de la biodiversité

On ne peut pas ne pas évoquer le sol : c’est le premier échelon où la biodiversité montre son utilité pour l’agriculteur. La fertilité des sols repose sur la dégradation de la matière organique par les micro-organismes du sol. Sans oublier le rôle de l’activité biologique des sols dans l’entretien de la structure des sols (porosité, humidité …), dans les échanges entre le sol et les plantes…

Les auxiliaires

Une autre composante de cette biodiversité fonctionnelle, dont on commence de plus en plus à s’intéresser, c’est celle des espèces qualifiées d’auxiliaires. Leur présence et les fonctions qu’elles assurent sont utiles aux cultures. On cite fréquemment les polinisateurs, les prédateurs de pucerons.

La liste est cependant plus vaste, mais peu aisée à établir. Leur importance est double : elles agissent sur la production agricole et sur une autre frange de la biodiversité, dite banale, mais qui leur sert de « supports ».

Ex. : les larves de syrphes sont de redoutables prédatrices de pucerons.

Mais pour que ces larves soient présentes, il faut permettre aux adultes de pouvoir se nourrir et se loger sur site. Or, ces adultes sont des floricoles : nécessité d’avoir une ressource en pollen et nectar proche des parcelles !

Le territoire agricole

Le territoire agricole joue également un rôle fondamental. En effet, la biodiversité s’appréhende au travers de l’offre paysagère du territoire.

Et la biodiversité n’aime pas l’uniformité. Elle a besoin d’une diversité de milieu.

Au sein des territoires agricoles, on peut ainsi lister :

  • Le maillage parcellaire.
  • Les haies, les chemins ruraux.
  • Les bois et bosquets.
  • Les arbres isolés, les mares.
  • Les jachères fixes.
  • Les bandes enherbées, fleuries.
  • Les prairies, les fossés, les talus.
  • Le bâti agricole…

L'agriculture, un rôle déterminant

 

L’agriculture a toujours joué un rôle déterminant vis-à-vis de la biodiversité, via la sélection, l’utilisation d’espèces, par la création de paysages, par ses itinéraires techniques…

Elle continue à jouer ce rôle, via les actions suivantes :

Adaptation des pratiques :

  • En préservant la vie du sol.
  • En réduisant les intrants.
  • En adaptant son matériel : vitesse, barre d’effarouchement…

 

Maintien des réservoirs de vie :

  • Eléments fixes du paysage : mare, haie, fossé, talus…

 

Augmenter la diversité des habitats :

  • Diversification des assolements.
  • Taille et forme des parcelles.
  • Couverture des sols…

 

Connecter les éléments du paysage entre eux :

  • Création d’un maillage.

 Faut il intégrer la biodiversité à l'acte de production ?

Depuis quelque temps, la question se pose de savoir si on cloisonne spatialement la production agricole et la biodiversité ou si on intègre la biodiversité à l’acte de production.

Considérer la biodiversité comme un facteur de production est une approche complexe étant donné l’étendue de la notion de biodiversité, et la complexité des relations entre espèces (cultures / ravageurs / auxiliaires).

Néanmoins, la connaissance de ces relations peut permettre de favoriser le « compartiment sauvage », afin de permettre la régulation naturelle des ravageurs des cultures.

De récents travaux mettent en évidence des résultats encourageants, montrant qu’il est tout à fait envisageable de se servir sciemment de la biodiversité pour améliorer la production agricole.

Se pose désormais la question du transfert des connaissances de la recherche fondamentale vers le développement.

Quoi qu'il en soit, ne perdons pas de vue que la vie sur terre a toujours évolué. La nature ne se repose jamais, elle s'adapte en permanence aux changements qui l'affectent. Les conditions de vie ne sont jamais stables. Au sein des milieux naturels, c'est pareil. Le climat, la géographie, les sols... évoluent. La vie des espèces elle-même impose des changements.

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Yann PIVAIN

Ingénieur et conseiller Agroforesterie, Haies et Biodiversité

Tél : +33 (0)2 32 35 95 32

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